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HRC62: PBI au Conseil des droits de l’homme

La 62e session du Conseil des droits de l’homme se tient à Genève du 15 juin au 7 juillet 2026. Retrouvez au fur et à mesure les différentes déclarations de PBI sur la situation des droits humains.

Interventions de PBI

Exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires

18 juin: PBI a soumis une déclaration écrite (en espagnol) dans le cadre du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires. 

  • Au Kenya, PBI a exprimé sa préoccupation face à l’augmentation des exécutions policières documentées par le collectif Missing Voices, en particulier lors de manifestations. L’organisation a rappelé l’importance de privilégier la désescalade, le dialogue et la protection du droit à la vie lors du maintien de l’ordre.
  • Au Honduras, PBI a alerté sur la situation de violence extrême dans le Bajo Aguán, notamment après l’assassinat de plus de 20 personnes paysannes dans la communauté de Rigores en mai 2026, dans un contexte marqué par l’impunité et les conflits liés à la terre.
  • Concernant le Nicaragua, PBI a dénoncé la poursuite de la répression transnationale visant les personnes défenseuses et opposantes politiques en exil. La déclaration revient notamment sur l’assassinat de l’analyste politique Roberto Samcam au Costa Rica et appelle à garantir que les enquêtes permettent d’établir les responsabilités à tous les niveaux.

PBI a appelé les autorités compétentes à mener des enquêtes rapides, indépendantes et impartiales dans les trois situations, ainsi qu’à garantir la sécurité des communautés, organisations et personnes défenseuses concernées.

Changement climatique

19 juin : Lors de la discussion-débat annuelle sur les effets néfastes des changements climatiques sur les droits humains, PBI a présenté une déclaration (en anglais) consacrée à l’accès au financement climatique pour les communautés en première ligne de la crise climatique. Nous avons dénoncé que les populations les plus touchées par les changements climatiques et les plus engagées dans la protection des écosystèmes restent largement exclues des mécanismes de financement climatique.

  • Guatemala : PBI a souligné le rôle des communautés autochtones Chortí, Poqomam et Q’eqchi’ dans la protection des écosystèmes, tout en dénonçant la criminalisation et les attaques auxquelles elles sont confrontées en raison de leur défense du territoire.
  • Honduras : PBI a rappelé que les communautés autochtones et afrodescendantes comptent parmi les populations les plus vulnérables aux effets des changements climatiques, tandis que les défenseurs·euses de l’environnement continuent de faire face à des menaces, des attaques et des campagnes de criminalisation.
  • Colombie : PBI a alerté sur l’impact combiné de la crise climatique, des conflits socio-environnementaux et de la présence d’acteurs armés et économiques dans plusieurs territoires à forte biodiversité, où les communautés ethniques et paysannes sont particulièrement exposées.

PBI a appelé les États et les institutions financières internationales à garantir un accès direct aux financements climatiques pour les communautés concernées, à renforcer la protection des défenseurs·euses de l’environnement et à assurer le respect du consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones.

Violence à l’égard des femmes et des filles

22 juin : Lors du dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur la violence à l’égard des femmes et des filles, PBI a soumis une déclaration écrite (en espagnol) sur les violences et les risques spécifiques auxquels sont confrontées les femmes défenseuses des droits humains et les personnes de la diversité sexuelle et de genre.

  • Honduras : PBI a alerté sur la persistance des violences structurelles contre les femmes défenseuses et les personnes LGBTI+, en particulier les crimes visant les femmes trans. PBI a appelé à renforcer leur protection et à mettre pleinement en œuvre les arrêts de la Cour interaméricaine des droits de l’homme concernant leurs droits.
  • Mexique : PBI a alerté sur les risques auxquels sont confrontées les mères chercheuses de personnes disparues, qui continuent de subir menaces, agressions et assassinats sans être explicitement reconnues comme défenseuses des droits humains, ce qui limite leur accès à des mesures de protection adaptées.
  • Colombie : PBI a rappelé que les femmes défenseuses et les femmes chercheuses continuent d’être la cible de violences malgré l’adoption de la loi sur les femmes chercheuses et a souligné l’urgence de sa mise en œuvre effective. PBI a appelé le Conseil à exhorter l’Assemblée générale de l’ONU à proclamer le 23 octobre Journée mondiale des femmes chercheuses.

Droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association 

23 juin : Lors du dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur le droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, PBI a fait une déclaration (en espagnol) sur les restrictions croissantes de l’espace civique, la criminalisation des personnes défenseuses des droits humains et les atteintes à la liberté d’association dans plusieurs pays.

  • Guatemala : PBI a dénoncé la poursuite de la criminalisation des représentant·e·s des peuples autochtones qui défendent la démocratie et l’État de droit, ainsi que les poursuites et attaques visant les communautés mobilisées pour défendre leurs droits.
  • Nicaragua : PBI a rappelé que l’espace civique reste totalement fermé, avec des milliers d’organisations dissoutes depuis 2018 et une répression transnationale qui continue de viser les personnes défenseuses en exil, notamment par la surveillance numérique.
  • Mexique : PBI a alerté sur l’utilisation abusive de dispositions législatives contre les personnes défenseuses et les journalistes, ainsi que sur le durcissement du cadre réglementaire qui fragilise le travail des organisations de la société civile.
  • Honduras : PBI a exprimé sa préoccupation face à une nouvelle législation susceptible d’accroître la criminalisation des mouvements sociaux et de restreindre l’exercice du droit à la protestation.
  • Canada : PBI a dénoncé la surveillance des personnes défenseuses autochtones engagées contre des projets extractifs, notamment par l’utilisation de drones et de technologies prédictives.
  • Kenya : PBI a fait écho aux préoccupations du Rapporteur spécial concernant l’utilisation de la surveillance numérique des manifestant·e·s, liée à des disparitions forcées et à la criminalisation de voix critiques.
  • Colombie : PBI a rappelé que, cinq ans après le Paro Nacional, d’importants défis subsistent en matière de vérité, de justice et de redevabilité, et a appelé à la mise en œuvre des recommandations du Comité ad hoc avant la fin de son mandat.

  

Discrimination à l’égard des femmes et des filles

24 juin : Lors du dialogue interactif avec le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, PBI a soumis une déclaration écrite (en anglais) sur les violences numériques visant les femmes défenseuses des droits humains au Kenya. PBI a alerté sur l’augmentation du harcèlement en ligne, de la cyber-surveillance, des campagnes de désinformation et des menaces visant les femmes défenseuses, les journalistes et les femmes engagées dans la vie publique. 

PBI a appelé le gouvernement kényan à renforcer les mesures de prévention, d’enquête et de lutte contre les violences fondées sur le genre en ligne, ainsi qu’à garantir une protection et des recours effectifs pour les victimes.

Examen périodique universel: rapport UPR sur le Népal

30 juin : Dans le cadre de l’adoption du rapport de l’Examen périodique universel (EPU) du Népal, une déclaration orale a été prononcée par FORUM-ASIA au nom d’une coalition d’organisations, dont PBI. La déclaration a appelé à la mise en œuvre effective des recommandations acceptées par le gouvernement, notamment en matière de justice transitionnelle, de liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association. Elle a également exprimé des préoccupations concernant l’absence de redevabilité pour les violences commises lors des manifestations de 2025, les restrictions croissantes visant la société civile et les lacunes persistantes du processus de justice transitionnelle.

Déclaration conjointe de la société civile

8 juillet : À la clôture de la 62e session du Conseil des droits de l’homme, PBI s’est associée à une déclaration conjointe (en anglais) présentée par l’International Service for Human Rights (ISHR) au nom de 15 organisations de la société civile.

La déclaration a dressé le bilan de la session et appelé les États à défendre l’intégrité du système international des droits humains, à garantir un financement adéquat des mécanismes des Nations unies et à renforcer la protection de l’espace civique ainsi que des défenseurs·euses des droits humains.

Side events PBI:

  • 16 juin (13h | Room IX) : PBI co-sponsorise l’événement parallèle The HRC at 20: A Lifeline for Defenders, organisé par DefendDefenders. Cet événement examine pourquoi les défenseurs·euses des droits humains se tournent vers le Conseil, ce que celui-ci leur apporte concrètement et comment l’action internationale peut renforcer leur travail. 

Plus d’informations: 

  • Pour plus d’informations sur cette 61e session, visitez la page de l’OHCHR